Les perles du Maroc civique (Extrait du deuxième chapitre)
Comment transformer mon projet de livre quant à l'impact du satellite sur le monde arabe, que j'intitulais Cyber-Islam et sur lequel je travaille depuis des années, et qui est plutôt académique, en un guide rigolo pour touristes ? - Après deux semaines de réflexion, j'ai décidé d'écrire un livre sur un Maroc extraordinaire qui m'a surprise, étonnée et transformée et que les grandes agences touristiques ignorent totalement : le royaume du civisme. J'ai donc décidé de faire partager mon étonnement et mon admiration pour ce Maroc qui m'a époustouflée dès que j'ai entamé, en ma qualité de sociologue chercheur à l'Université Mohammed V, mon enquête sur l'impact du satellite après la première guerre du Golfe en 1991 et sur l'apparition des paraboles. Ce Maroc que je vous propose de découvrir est surtout celui des jeunes ruraux, ceux des montagnes (Haut
Atlas) et des déserts (Figuig, Zagora) qui bougent et utilisent plus l'Internet et l'énergie solaire
que les citadins qui habitent Casablanca.
Écoutez donc bien le conseil de Sindbad, qui était au départ un jeune citadin arrogant,
fils d'un riche marchand de Bagdad, et qui n'a pensé à voyager qu'après avoir fait
faillite et après avoir dilapidé la fortune paternelle : "Ne peut trouver de perles que celui
qui s'improvise plongeur".
Pour découvrir les perles du Maroc civique, il faut vous débarrasser de 7 stéréotypes !
Stéréotype n°1 : Les changements se produisent plus au centre qu'à la périphérie.
Dans le Maroc civique, il y a plus de changements dans les villages du Haut Atlas et les déserts de Zagora et Figuig qu'à Casablanca ou Rabat.
Chapitre 3 - Ali Amahane, le Sindbad Amazigh
Chapitre 15 - Zagora ensorcelée par les cosmociviques
Stéréotype n° 2 : La supériorité de l'Occident technologiquement avancé sur l'Orient artisanal.
Dans le Maroc civique, les fils des tisseuses analphabètes jonglent avec l'internet. La technologie digitale a démocratisé l'accès au savoir en réintroduisant l'auto-enseignement comme pédagogie du gagnant.
Chapitre 4 - Le Marrakech de Jamila
Chapitre 5 - Marrakech vire au virtuel : Sauvons les serpents
Stéréotype n°3 : Les diplômés créent plus de richesses que les illettrés.
Dans le Maroc civique, les femmes illettrées créent des fortunes.
Chapitre 8 - Les Pénélopes marocaines
Chapitre 9 - Fatema Mella
Chapitre 10 - Cherchez Venus dans votre tapis
Chapitre 11 - Baya éblouit Picasso et Chaïbia l'illettrée gagne des millions
Chapitre 12 - Au Royaume des tisseuses peintres
Stéréotype n°4 : Une personne riche est celle qui a de l'argent.
Dans le Maroc civique, le plus riche est celui qui communique le mieux.
Chapitre 14 - Le mystère du miroir du Souk d'Agdz.
Stéréotype n°5 : Le conflit entre hommes et femmes est éternel.
Dans le Maroc civique, hommes et femmes s'entraident et coopèrent pour s'inventer un futur où la solidarité est la règle du jeu.
Chapitre 13 - Regraguia
Chapitre 15 et 16 - La Caravane Civique
Karawan: dal deserto al web
...l'iraniano Bistami (morto nel 874) raccomandava il viaggio come strumento di auto-conoscenza e ripeteva a chiunque lo volesse ascoltare che lo scambio è più facile con uno straniero con cui si hanno delle affinità che con un parente prossimo che non condivide le nostre idee: "Dio mio, quante persone vicine ci sono di fatto lontane. E quanti stranieri lontani ci sono molto vicini!
Che cos'è oggi un paese arabo per noi, italiani e cittadini di un'Europa che s'interroga sul suo destino nel Ventunesimo secolo scosso da guerre e terrorismi? Che cos'è per noi, nuovi turisti globali, un paese come il Marocco, e chi sono i suoi abitanti? Come sottrarci agli stereotipi, come fugare la paura e conoscerlo più in profondità?
Fatema Mernissi ci propone un'antica e infallibile ricetta per favorire l'arte del confronto: partire per un viaggio. E ci invita alla scoperta di un Marocco che non si trova sulle guide del turismo di massa, né s'incontra fra le pagine e le immagini che focalizzano soltanto l'incubo del terrorismo islamico. Ci racconta di una Carovana che è al tempo stesso reale e virtuale, fatta di gente in carne e ossa come anche di figure mitiche - Sindbad il marinaio, Ulisse, Calipso e Penelope, Venere nelle sue plurime rappresentazioni mediterranee. I capitoli del libro segnano le tappe di un percorso tra artisti ed ecologisti, commercianti e professori, scrittori e tessitrici, portavoce dei diritti umani e pescivendoli, editrici, nomadi e contadine ... gente che tramite le TV satellitari e Internet si collega al resto del mondo dai souk di Marrakech e dalle oasi di Zagora e che studia l'inglese come lingua franca dei media internazionali, la stessa gente che preserva tenacemente tradizioni come la tessitura e la calligrafia, che lotta per mantenere l'integrità dei luoghi e delle comunità di esseri viventi che li abitano.
"Karawan: dal deserto al web" si fonda su anni di ricerche e di esplorazioni nella cultura islamica e nella realtà marocchina, per raccontarci un paese vivacissimo e per sostenere una comune speranza: che terrorismo, razzismo e neo-colonialismo possano arretrare di fronte al dispiegarsi di un Islam umanista, nutrito di democrazia e diritto alla critica, che dialoghi con l'Occidente di giustizia sociale e pacifici commerci.
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